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KUNENE, Mazisi

[AFRIQUE DU SUD] (Durban, Natal, 1930 – 2006). Initié dès sa plus tendre enfance aux traditions de l’oralité zouloue, toute sa vie sera consacrée à l’apprentissage des traditions littéraires de son peuple. Il a étudié à l’université du Natal avant de s’exiler en 1959 ; il a poursuivi ses recherches à Londres, où il a présenté une thèse de doctorat traitant de la tradition orale zouloue et de son évolution. Membre fondateur du Mouvement anti-apartheid en Angleterre, en 1962, il devient le délégué de l’ANC pour l’Europe et les USA, puis en 1972, son responsable financier. Il a enseigné les langues et la littérature africaines au Lesotho, à Londres et à Los Angeles avant de revenir en 1993 enseigner à l’université de Durban. En dépit de ses activités multiples, il est parvenu à poursuivre son travail de poète, avec une œuvre aussi riche qu’immense, puisque certaines de ses épopées comptent plus de 16 000 vers, composée en zoulou, puis traduite en anglais (nombre d’œuvres n’ont pas encore été publiées).

 

« Par l’ampleur de sa vision, par un ressourcement permanent à l’oralité des ancêtres qui lui permettent de prendre la distance nécessaire, il a su transcender et dépasser la situation qui a été infligée à son peuple par l’histoire. On ne saurait le définir comme “ un poète zoulou ”, appellation qu’il déteste, même s’il est toujours le gardien vigilant d’une mémoire collective. Son message frappe aussi par son universalité. C’est ce recours permanent à sa propre culture, la confiance illimitée qu’il lui accorde qui expliquent cette familiarité avec la nature, avec le cosmos, les forces vitales, les divinités de son panthéon, et l’univers infini des ancêtres. Avec un doux entêtement, avec la grande patience des visionnaires, Kunene ne cesse de pousser les lourdes portes qui mènent à ce monde de symboles et de spiritualité qui sommeille en nous, mais qui ne demande qu’à se réveiller. » (Jean Sévry)

 

* Bibliographie : Zulu Poems (1970), Emperor Shaka the Great. A Zulu Epic (1979), Anthem of the Decades. A Zulu Epic Dedicated to the Women of Africa (1981), The Ancestors and the Sacred Mountain. Poems / Les Ancêtres et la montagne sacrée (1982), Isibusiso Sikamhawu (1994), Indida Yamancasakazi (1995), Amalokotho Kanomkhubulwane (1996), Umzwilili wama-Afrika (1996), Igudu lika Somcabeko (1997), Echoes from the Mountain. New and Selected Poems (2007).



ANTHOLOGIES / REVUES

* Poèmes, dans L’Aube d’un jour nouveau, Silex, 1981.

* Poèmes, dans Poésie d’un continent, Silex, 1983.

* Poèmes, dans Littératures d’Afrique australe, Silex, 1985.

* Poèmes, Europe n°708, 1988.

* Poèmes, dans Afrique du Sud, ségrégation et littérature, L’Harmattan, 1989.

* Poèmes (écrits en zoulou), traduits en français par Christine Pagnoulle à partir d'une traduction en néerlandais de Joris Ivens, dans la revue PI 10, n°1, avril-mai 1991 : «  Afrika/Afrique/Africa. Poésie contemporaine d'Afrique » (p. 60-87),

* Poème : « Le retour de l'âge d'or », traduit de l'anglais par Jacques Alvarez-Péreyre, dans Black Review / Revue Noire n°7, décembre 1992-janvier-février 1993 (p. 1).

* Poèmes, dans Poésie d’Afrique au sud du Sahara, Actes Sud / Unesco, 1995.

* Textes, dans Littératures africaines. Dans quelle(s) langue(s) ? Colloque du Cerpana, L’Harmattan, 1998.

* Poèmes, dans Bacchanales n°18, juin 1999.

* Poèmes : « La mort des mineurs ou les Veuves de la terre », « Note à tous les Africains survivants »,traduits de l'anglais par Katia Wallisky,  dans Poèmes d’Afrique du Sud, Actes Sud / Unesco, 2001 (p. 83-86).

 

LIVRES (Traductions)

—  Poèmes zoulous (Zulus Poems, Londres, André Deutsch, 1970), poèmes traduits de l’anglais par Jean Sévry. [Ivry], Éditions Nouvelles du Sud, à paraître.

 

Les Ancêtres et la montagne sacrée et autres écrits (The Ancestors and the Sacred Mountain, Londres, Heinemann, 1982), édition bilingue, poèmes traduits de l’anglais et préfacés par Jean Sévry et Thierry Valet. [Ivry], Éditions Nouvelles du Sud, 1994, 240 pages.


  (Durban, Natal, 1930). Initié dès sa plus tendre enfance aux traditions de l?oralité zouloue, toute sa vie sera consacrée à l?apprentissage des traditions littéraires de son peuple. Il a étudié à l?université du Natal avant de s?exiler en 1959 ; il a poursuivi ses recherches à Londres, où il a présenté une thèse de doctorat traitant de la tradition orale zouloue et de son évolution. Membre fondateur du Mouvement anti-apartheid en Angleterre, en 1962, il devient le délégué de l?ANC pour l?Europe et les USA, puis en 1972, son responsable financier. Il a enseigné les langues et la littérature africaines au Lesotho, à Londres et à Los Angeles avant de revenir en 1993 enseigner à l?université de Durban. En dépit de ses activités multiples, il est parvenu à poursuivre son travail de poète, avec une ?uvre aussi riche qu?immense, puisque certaines de ses épopées comptent plus de 16 000 vers. (Beaucoup d??uvres n?ont pas encore été publiées).Il a ainsi composé en zoulou, puis traduit en anglais : Zulu Poems, 1970 ; Emperor Chaka the Great, a Zulu Epic, 1979 ; Anthem of the Decades, a Zulu Epic dedicated to the Women of Africa, 1981 ; Les Ancêtres et la montagne sacrée, 1982.

  « Par l?ampleur de sa vision, par un ressourcement permanent à l?oralité des ancêtres qui lui permettent de prendre la distance nécessaire, il a su transcender et dépasser la situation qui a été infligée à son peuple par l?histoire. On ne saurait le définir comme ? un poète zoulou ?, appellation qu?il déteste, même s?il est toujours le gardien vigilant d?une mémoire collective. Son message frappe aussi par son universalité. C?est ce recours permanent à sa propre culture, la confiance illimitée qu?il lui accorde qui expliquent cette familiarité avec la nature, avec le cosmos, les forces vitales, les divinités de son panthéon, et l?univers infini des ancêtres. Avec un doux entêtement, avec la grande patience des visionnaires, Kunene ne cesse de pousser les lourdes portes qui mènent à ce monde de symboles et de spiritualité qui sommeille en nous, mais qui ne demande qu?à se réveiller. » (Jean Sévry)
* ANTHOLOGIE : poèmes dans L?Aube d?un jour nouveau, 1981 ; Littératures d?Afrique australe, 1985 ; Europe n°708, 1988 ; Afrique du Sud. Ségrégation et littérature, 1989 ; Revue Noire n°7, 1992 ; Poésie au sud du Sahara, 1995 ; Poèmes d?Afrique du Sud, 2001.

  Les Ancêtres et la Montagne sacrée, (The Ancestors and the sacred Mountain, 1982), poèmes traduits de l?anglais et préfacés par Jean Sévry, Nouvelles du Sud, 1994, 240 p., bilingue.


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    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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