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(Turin, Piémont, 1908 - 1999). « Personnalité complexe et attachante, Soldati occupe une place un peu particulière dans le paysage culturel italien. Ses aptitudes, son talent, l'ont à la fois engagé dans la carrière d'écrivain et dans celle de metteur en scène, réalisant ainsi en sa personne la synthèse chère aux exégètes du débat académique sur les rapports entre la littérature et le cinéma. Écrivain, scénariste, metteur en scène, critique de cinéma, Soldati n'a jamais ressenti d'hiatus entre ses diverses activités : mieux même, l'homme a enrichi son activité d'écrivain de ses expériences cinématographiques et a puisé dans la littérature le sujet de ses films les meilleurs. » (Jean A. Gilli). Mario Soldati débute dans le cinéma comme scénariste, notamment de Mario Camerini, puis réalise plusieurs films qui sont des chefs-d'?uvre d'intelligence dramatique et visuelle : Piccolo mondo antico / Le Mariage de minuit (1944) et Malombra (1946) (tous deux d'après des romans d?Antonio Fogazzaro). Par la suite, hormis les adaptations réussies de Balzac (Eugénie Grandet, 1946) et de Moravia (La Provinciale / La Marchande d'amour, 1953), il dilapida son talent incontestable dans des productions commerciales indignes de sa sensibilité esthétique. Dans les années 60, il délaisse d'ailleurs le cinéma en faveur de la littérature, où s?épanouit son talent de conteur captivant, attiré par l?analyse de cas de conscience insolites.
- Amérique, premier amour. Scènes de la vie américaine (America, primo amore, 1935), traduit par Marie Canavaggia. Aux Portes de France « Auteurs italiens » n° 1, 1947, 336 p., épuisé.
- L?Affaire Motta (La verità sul caso Motta, 1941), roman traduit par Marie Canavaggia. Éditions du Pavois « Bibliothèque internationale », 1947, 228 p., épuisé.
- Le Festin du commandeur (A cena col commendatore, 1950), nouvelles traduites par Paul-Henri Michel. Plon « Feux croisés », 1951, 256 p., épuisé - rééditions : L. G. F. « Le Livre de poche » n° 1251, 1964, 256p., épuisé ; U. G. E. « 10-18. Domaine étranger » n° 1520, 1982, 244 p., épuisé.
- Le Père des orphelins (Il padre degli orfani, 1951), roman traduit par Nathalie Bauer. Le Promeneur « Le Cabinet des lettrés » / Gallimard, 1999, 112 p., 13,80 ?.
- Les Lettres de Capri (Le lettere da Capri, 1955), roman traduit par Paul-Henri Michel. Plon « Feux croisés », 1956, 312 p., épuisé - rééditions : La Guilde du livre, 1957, 266 p., épuisé ; L. G. F. « Le Livre de poche » n° 5035, 1977, 414 p., épuisé - nouvelle édition : Les Lettres de Capri, traduction de Paul-Henri Michel, revue par Nathalie Bauer. Autrement « Littératures », 1996, 326 p., 18,29 ?.
- La Confession (La confessione, 1955), roman traduit par Georges Piroué. Plon « Feux croisés », 1960, 224 p. épuisé - rééditions : U. G. E. « 10-18. Domaine étranger » n° 1752, 1982, 208 p., épuisé ; préface de Cesare Gaboli. Le Promeneur / Gallimard, 1993, 136 p., 14,48 ?.
- Le Vrai Silvestre (Il vero Silvestri, 1957), roman traduit par Paul-Henri Michel. Plon « Feux croisés », 1959, 256 p., épuisé - nouvelle édition : Le Vrai Silvestri, roman traduit par Nathalie Bauer. Le Promeneur / Gallimard, 1998, 168 p., 18,23 ?.
- Les Deux villes (Le due città, 1964), roman traduit par Roger Hardy et J. Blondel. Plon « Feux croisés », 1966, 542 p., épuisé.
- L?Enveloppe orange (La busta arancione, 1966), roman traduit par Vérène Colombani et Michel Desbruyères. Plon « Feux croisés », 1968, 256 p., épuisé - nouvelle édition : L?Enveloppe orange, roman traduit par Nathalie Bauer, postface de Cesare Garboli. Le Promeneur / Gallimard, 1997, 256 p., 22,87 ?.
- Raconte carabinier (I racconti del maresciallo, 1967), traduit par Constance Thompson Pasquali. Plon « Feux croisés », 1969, 256 p., épuisé.
- Le Dernier rôle (L?attore, 1970), roman traduit par Charles Portevin. Fayard « Littérature étrangère », 1975, 272 p., épuisé - nouvelle édition sous le titre L?Acteur, roman traduit par Nathalie Bauer. Le Promeneur « Le Cabinet des lettrés » / Gallimard, 2002, 264 p., 22,90 ?.
- L?Émeraude (Lo smeraldo, 1974), roman traduit par Charles Portevin. Flammarion, 1976, 344 p.
- L?Épouse américaine (La sposa americana, 1977), roman traduit par Françoise Bouillot. Belfond, 1979, 192 p., épuisé - réédition : « J?ai lu » n° 1989, 1986, 192 p., épuisé.
- L?Incendie (L?incendio, 1981), roman traduit par Geneviève Cattan. Hachette, 1983, 280 p., épuisé.
- L?Architecte (L?architetto, 1985), roman traduit par Charles Portevin. Belfond, 1987, 164 p., épuisé.
- El paseo de Gracia (El paseo de Gracia, 1987), roman traduit par Nathalie Bauer. Le Promeneur / Gallimard, 2001, 256 p., 22,87 ?.
- La Fenêtre (La finestra, 1991), roman traduit par Christian Paolini, préface de Natalia Ginzburg. Le Promeneur « Le Cabinet des lettrés » / Gallimard, 1995, 160 p., 14,48 ?.
- La Veste verte (La giacca verde, 1993), traduit par Christian Paoloni, préface de Cesare Garbolli. Le Promeneur « Le Cabinet des lettrés » / Gallimard, 1996, 160 p., 14,48 ?.
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Située à un carrefour stratégique de ce que l’on appelait la Mitteleuropa, Trieste reste une des grandes capitales littéraires du XXème siècle. Emblématique de la splendeur passée des Habsbourg, ce port de l’Adriatique aujourd’hui assoupi fut autrefois l’un des poumons culturels de l’Europe où se côtoyèrent de nombreux écrivains tels que Umberto Saba ou James Joyce.
25 mai 2013