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Vous êtes ici : Accueil > Catalogues > Les écrivains d'Italie de l'Unité à nos jours > Dictionnaire des auteurs > CAMPANA, Domenico
(Marradi, Florence, Toscane, 1885 - Castel Pulci,
1932). Il est affecté, en 1900, par une violente crise de neurasthénie
dont le symptôme majeur est l'incapacité de se fixer en quelque lieu
que ce soit. Dès lors, sa vie se déroule sous le signe de la fuite :
perpétuels départs et retours, métiers à peine appris et déjà
abandonnés, emprisonnements, internements. Jusqu'en 1905, il mène des
études de chimie pharmaceutique. En 1906 a lieu son premier internement
à l'asile psychiatrique d?lmola. Libéré, il parcourt l'Europe jusqu'en
Russie. En 1908, il part pour l'Argentine où il mène une vie
aventureuse, vivant d'expédients. Au retour, il est emprisonné en
Belgique puis interné quelques mois à Florence où il fréquentera les
milieux futuristes. Il commence à écrire ses Chants orphiques
qui seront publiés, à compte d'auteur, en 1914 et qu'il ira vendre
lui-même à travers toute l'Italie. De 1916 à 1917, il s'éprend
furieusement de la romancière Sibilla Aleramo. En 1918, il est
définitivement interné à l'hôpital psychiatrique de Castel Puci. Il a
trente-deux ans, il n'écrit plus et, après une brève pause de la
maladie, il meurt de septicémie quatorze ans plus tard.
« Figure aussi tragique qu'exceptionnelle, dans toute la littérature
italienne, de poète maudit. L'internement psychiatrique de Campana,
d'abord intermittent puis définitif à partir de 1918, n'a cessé de
peser sur l'interprétation de son ?uvre, tantôt abaissée au rang de
symptôme pathologique et tantôt indûment exaltée par le mythe de la
folie comme voyance. Les recherches biographiques se heurtent d'autre
part à la fascination énigmatique d'une ? légende ? qui n'a d'égale que
celle de Rimbaud. » (Jean-Michel Gardair).
- Pages choisies (précédées de Pages choisies de Giuseppe Ungaretti), préface de Robert O. J. Van Nuffel. La Revue vivante / À l?enseigne du plomb qui fond « Perspectives » 1, 1951, 64 p., épuisé
- Chants orphiques (Canti orfici, 1914), traduit et postfacé par par Michel Sager, préface de Maria Luisa Spaziani. Seghers « Autour du monde », 1977, 160 p., épuisé - nouvelles éditions : Chants orphiques, traduit et préfacé par Claude Galli, postface de Gabriel Cacho Millet. Via Valeriano, 1992, 184 p., 14,94 ? ; Chants orphiques, traduit par Christophe Mileschi. L?Âge d?homme « Au c?ur du monde. Domaine italien », 1998, 184 p., 19,82 ?.
BIBLIOGRAPHIE : Christophe Mileschi, Dino Campana. Le mystique du chaos. L?Âge d?homme « Lettera », 1998.
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“L’impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l’économie européenne va jusqu’à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... “ Le regard que pose Gaël Giraud, chercheur en économie et jésuite, sur la démesure financière qui nous étrangle est un modèle de pédagogie et d’engagement.
27 avril 2013