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(Florence, Toscane, 1885 - Rome, 1974). Pseudonyme d?Aldo Giurlani. Créateur d?une exceptionnelle longévité, Aldo Palezzeschi, a flirté deux fois avec l'avant-garde à cinquante ans de distance : à ses débuts, avant la première guerre mondiale, dans les rangs du futurisme, et dans les années soixante lorsque les néo-avant-gardes s'entichèrent bruyamment de son ?uvre. Mais, s'il adhéra en 1909 au manifeste de Marinetti et collabora à la revue Lacerba, il ne tarda pas à manifester son indépendance à l'égard de toute école en rompant publiquement avec les futuristes ; de même, ce n'est pas sans malentendu que ses admirateurs les plus révolutionnaires prétendaient plus récemment l'annexer à leur laboratoire. ? Et laissez-moi m'amuser ?, répondait par avance aux uns et aux autres un de ses vers devenu proverbial. Tout entière placée sous le signe d'une invention conçue comme pur jeu de l'imagination, l??uvre de Palezzeschi a certes de quoi séduire les théoriciens de la modernité, mais elle vise plutôt au divertissement, voire au canular, qu'à l'expérimentation en tant que telle : et son inspiration, parfois qualifiée de fantastique ou de surréaliste, s'épanouit surtout dans l'insolite, le fantasque, le loufoque et le saugrenu. « Aussi séduisante que soit son imagination débridée, il a sans doute produit ses chefs-d??uvre dans la peinture de l?absurde et du grotesque quotidiens - qui sont les principaux thèmes de ses recueils de nouvelles - voire dans l?analyse psychologique, à travers la tendre cruauté du portrait qu?il trace, dans Les S?urs Materassi (1934), de deux vieilles filles sur le retour qui se consument d?amour, à leur insu, pour leur jeunes neveu. » (Jean-Michel Gardair).
- Allégorie de novembre (Allegoria di novembre, 1908), roman traduit par Danielle Appolonio. Le Promeneur / Gallimard, 1992, 136 p., 16,01 ?.
- Le Code de Perelà (Il codice di Perelà, 1911 ; réécrit sous le titre Perelà uomo di fumo, 1954), roman traduit par Monique Baccelli. Allia, 1993, 208 p., 21,34 ?.
- Les S?urs Materassi (Sorelle Materassi, 1934), roman traduit par la comtesse Filippi de Baldissero. Albin Michel « Les Maîtres de la littérature étrangère », 1936, 320 p., épuisé - nouvelle édition : Les S?urs Matarassi, roman traduit par Gérard Loubinoux et Emmanuelle Genevois. Le Promeneur, 1988, 320 p. / fond repris par Gallimard, 1991, épuisé - réédition : Gallimard « Folio » n° 2188, 1990, 384 p., 9,50 ?.
- Les Frères Cuccoli (I fratelli Cuccoli, 1948), roman traduit par Jean Imbert. Flammarion « La Rose des vents », 1952, 256 p., épuisé.
- Bêtes de notre temps (Bestie del? 900, 1951), traduit par Jean Imbert. Julliard « Cahiers des saisons », 1964, 192 p., épuisé.
- Un prince romain (Roma, 1953), roman traduit par Gérard Loubignoux. Le Promeneur, 1989, 232 p. / fond repris par Gallimard, 1991, 18,29 ?.
- Le Doge (Il doge, 1967), roman traduit par Simone de Vergennes. Flammarion, 1968, 208 p., épuisé.
- Liens secrets et autres récits (Scelta di novelle, 1975), nouvelles traduites par Béatrice Sayhi-Périgot. Le Promeneur / Gallimard, 1995, 320 p., 24,39 ?.
- La Conversation de la comtesse Maria (Interrogatorio della contessa Maria, [1988]), roman traduit par Gérard Loubinoux. Le Promeneur, 1990, 160 p. / fond repris par Gallimard, 1991, 16,77 ?.
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“L’impasse dans laquelle les marchés financiers enferment l’économie européenne va jusqu’à remettre en cause les institutions mêmes du vivre-ensemble européen... “ Le regard que pose Gaël Giraud, chercheur en économie et jésuite, sur la démesure financière qui nous étrangle est un modèle de pédagogie et d’engagement.
27 avril 2013