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LANDOLFI, Tomaso

(Pico, Frosinone, 1908 - Rome, 1979). Brillantes études de lettres à Florence où il fréquente les milieux d'avant-garde proches des revues Letteratura et Campo di Marte. Ses premiers textes sont si visiblement antifascistes qu'il est emprisonné. Après la guerre, il travaille pour les émissions culturelles de la RAI, écrit dans de nombreuses revues (Il Mondo, Bottoghe oscure) tout en poursuivant son activité d'écrivain et de traducteur (Dostoïevski, Pouchkine, Gogol). Complètement imperméable aux courants littéraires et idéologiques de son temps, Landolfi, dès son premier livre, publié à vingt-neuf ans, s'est placé « ailleurs ». Cette situation d'écrivain « inclassable » ira en s'accentuant au fil des ans et de ses nombreux textes (romans, chroniques, poèmes, journaux, nouvelles). « Dans ses récits, la première règle du jeu qui se crée avec le lecteur est l'attente de l'inexorable surprise ; une surprise qui ne sera jamais agréable ou consolante mais qui, dans les cas les plus doux, aura l'effet du crissement d'un ongle sur une vitre, d'une caresse à rebrousse poil ou d?une association d'idées que l'on voudrait pouvoir aussitôt chasser de sa tête. » (Italo Calvino). « C'était un romantique, de l'espèce la plus sombre, nourri de littérature allemande, russe et française et, par ailleurs, un joueur forcené dont la passion irrésistible était, de toute évidence, métaphysique. Ses récits, ses romans, sont hantés de personnages bizarres ou hallucinés, dévorés de passions violentes et troubles, sadiques, angoissés, qu'il évoque avec un humour glacé et dans une langue superbe, multiforme et truffée d'allusions et d'imitations. » (Mario Fusco). L'une des plus belles illustrations de son art, douloureux et angoissé, se trouve dans le conte cruel et fantastique Les Labrènes : phobique des lézards, un homme croit mourir et assiste, terrifié, à son enterrement.

- La Nuit doit tomber (Dialogo dei massimi sistemi, 1937), choix de nouvelles traduit par Étienne Barilier. L'Âge d'homme « Domaine italien », 1982, 144 p., 8,84 ?.

- La Pierre de lune. Scènes de la vie de province (La piètra lunare, 1939), roman traduit par Michel Arnaud. Gallimard « Du monde entier », 1956, 184 p., épuisé.

- L?Épée (La spada, 1942), traduit par Mario Fusco, suivi d?une note d?Idolina Landolfi. Allia, 1995, 144 p., 13,72 ?.

- La Jeune fille et le fugitif (Racconto d'autunno, 1947), roman traduit par Jacqueline Piloz-Humbert. Gallimard « Du monde entier », 1979, 168 p., 12,96 ?.

- La Bière du pêcheur (La biere du pecheur, 1953), journal, traduit par Monique Baccelli. Desjonquères « Les Chemins de l?Italie », 1989, 192 p., 15,24 ? - réédition : Gallimard « Folio » n° 2284, 1991, 216 p., 7,01 ?.

- Ottavio di Saint-Vincent (Ottavio di Saint-Vincent, 1958), traduit par Monique Baccelli. Desjonquère «  Les Chemins de l?Italie », 1991, 128 p., 12,96 ?.

- La Femme de Gogol et autres récits (Racconti, 1961), traduits par Bernard Noël, Viviana Pâques, André Pieyre de Mandiargues et Louise Servicen, préface d?André Pieyre de Mandiargues. Gallimard « Du monde entier », 1969, 216 p., 12,50 ?.

- Rien va (Rien va, 1963), journal, traduit par Monique Baccelli, suivi d?une note d?Idolina Landolfi. Allia, 1995, 192 p., 19,82 ?.

- La Muette, suivi de Rubato et de Les Regards (Tre racconti. La Muta ; Mano rubata ; Gli sguardi, 1964), nouvelles traduites par Viviana Pâques. Gallimard « Du monde entier », 1970, 168 p., 12,96 ?.

- Un amour de notre temps (Un amore del nostro tempo, 1965), roman traduit par Bernard Guyader. Gallimard «  Du monde entier », 1984, 192 p., 11,74 ?.

- Des mois (Des mois, 1967), journal, traduit par Monique Baccelli, préface d?Idolina Landolfi. Allia, 1996, 144 p., 19,82 ?.

- Les Labrènes (Le Labrene, 1974), récit traduit par Monique Baccelli. Climats « Micro-climat », 1989, 76 p., épuisé - nouvelle édition : Les Labrènes, et autres nouvelles, traduites par Monique Baccelli. Allia, 1997, 144 p., 18,29 ?.

- La Trahison, précédé de Viole de mort (Il tradimento, 1977 ; Viola di morte, 1972), poèmes, traduit et présenté par Monique Baccelli. La Différence « Orphée » n° 105, 1991, 128 p., épuisé.

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