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  • L'Ensauvagement : retour au monde sauvage

    Le terme « ensauvagement » fut souvent utilisé dans une acception politique ou partisane, préférant se définir comme un retour à la sauvagerie, un abandon de la civilisation.

    Pourtant, “Ensauvager” s'entend également comme «rendre à nouveau sauvage», c'est-à-dire qualifier des lieux ou des activités marqués par un retour à la nature. Il s'agit dès lors de laisser la nature et ses manifestations se renouveler et se réapproprier nos espaces publics.

    Pour commencer, l’homme s’est toujours confronté à cette notion de “sauvage”,

    - qu’il s’agisse d’une nature folle et libre que décrivent Gilbert Cochet et Stéphane Durand dans “Ré-ensauvageons la France”,

    - de sa capacité à comprendre et maîtriser son environnement comme le montre Augustin Berque dans “Le sauvage et l’artifice” en se basant sur l’exemple japonais,

    - ou alors de ce miroir déformant que renvoie la figure mythique et fantasmagorique de l’homme sauvage, figure dont la littérature s’est aussi emparée à l’instar du “Dossier sauvage” de Philippe Artières.

    L’enjeu qui se dessine ensuite est celui de notre rapport intime et collectif à la nature.

    - En avons-nous encore l’envie ou le désir comme l'écrivait en son temps Henry David Thoreau dans son célèbre “Walden” ou alors Ralph Waldoo Emerson dans son petit essai sur “La nature” ?

    - Aujourd’hui comment se confronter à notre envie de sauvage, si ce n'est dans une observation renouvelée qui se développe, celle d’une “Flore urbaine” qui nous enserre peu à peu et nous transforme selon Christophe de Hody en véritable “Cueilleur urbain”.

    - C’est de fait un combat qui s'engage, celui d’un avenir commun qui s’imagine parfois poétiquement comme le montre Pierre Vinclair dans “La sauvagerie” ou au plus proche de la terre, ainsi Masanobu Fukuoka avec “La révolution d’un seul brin de paille”.

    Pour finir, notre véritable réconciliation avec le « sauvage » n’est-elle pas déjà au plus profond de nous, dans notre aptitude à nous observer dans le vivant et plus particulièrement dans la figure de l’animal comme l’écrit Morizot dans “Manières d’être vivants” ou dans « Les diplomates » ?

    - C'est un chemin vers l’animal et vers "Le loup" comme nous le raconte Michel Pastoureau , vers l’ours auquel se confronte Nastassja Martin dans “Croire aux fauves”, le cerf dont la magnificence irradie le roman de Luc Lang, "La tentation" ou au coeur de nos villes, ces animaux revenus que décrit Nicolas Gilsoul dans “Bêtes de villes”.

    - Quel plus bel hommage au sauvage enfin que celui de notre commun partage de la fragilité, ce commun évoqué par Vinciane Despret dans “Habiter en oiseau” ou Fabienne Raphoz dans cette réponse ultime à toute question : “Parce que l’oiseau” !


    16 mai 2020 Partager

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  • L'Ensauvagement : retour au monde sauvage

    Le terme « ensauvagement » fut souvent utilisé dans une acception politique ou partisane, préférant se définir comme un retour à la sauvagerie, un abandon de la civilisation. Pourtant, “Ensauvager” s'entend également comme «rendre à nouveau sauvage», c'est-à-dire qualifier des lieux ou des activités marqués par un retour à la nature. Il s'agit dès lors de laisser la nature et ses manifestations se renouveler et se réapproprier nos espaces publics.

    16 mai 2020

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