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KONDROTAS, Saulius Tomas
[LITUANIE] (Kaunas,
1953 – ). Il appartient à la génération du « renouveau »
artistique du milieu des années soixante-dix. « Sous
couvert de récit historique, ses romans retracent en vastes
fresques épiques la débâcle des structures et des valeurs
traditionnelles provoquée par la violence et la volonté
de puissance ». Après un premier recueil de récits
(Le Monde sans limite, 1977), il publie le roman
L’Ombre du serpent (1981), un recueil de proses
(Histoires de diverses époques, 1982), et une fresque
romanesque en deux parties Et tu deviendra triste en
regardant par la fenêtre (1985). En 1985, il demande
l’asile politique à la République Fédérale allemande et
s’établit à Munich, où il collabore aux émissions de Radio
Free Europe en langue lituanienne. Il habite actuellement
à Prague.
ANTHOLOGIES / REVUES : Poèmes
dans Europe n°763-764, 1992 – « Mon âme dans
le brouillard » (Rûke mano siela, 1982),
nouvelle traduite du lituanien par Isabelle Chandavoine-Urbaitis
dans Des âmes dans le brouillard. Presses universitaires
de Caen, 2003.
— L'Ombre du serpent (Žalčio Žvilgsnis
[Le regard du serpent],1981), roman, traduit du lituanien
par Ugné Karvelis. [Paris], Éditions Albin Michel, « Grandes
traductions », 1991, 314 pages, 19.10 €
– réédition : [Paris], L. G. F., « Le Livre de
poche » n°9683, 1993, 348 pages, épuisé.
[Quatrième de couverture] :
« Véritable épopée, ce chef-d’œuvre
de la littérature lituanienne conte le destin hors du commun
d’un bâtard né d’un viol, redoutable brigand, “ enfant
du Diable ”, qui finit par tuer avec une méchanceté
gratuite. Il illustre la destruction des vieilles certitudes
paysannes, le sort d’un pays violenté par ses occupants,
d’une descendance qui a perdu les liens avec son histoire.
Authentique anatomie des passions humaines, L’Ombre du
serpent fait revivre les figures pittoresques et pathétiques
d’une famille cheminant vers son déclin à travers la Lituanie
d’autrefois, avec ses villages et ses bourgs, sa tendresse
et sa brutalité, ses fêtes et ses drames. Cette grande fresque
balte retrace aussi les étapes de la résistance à l’occupation
russe de 1863 jusqu’à la Grande Guerre. Un demi-siècle d’insoumission,
d’opposition à l’outrage, qui nous permet de comprendre
mieux encore la vigueur retrouvé de la Lituanie d’aujourd’hui.
Grande œuvre picaresque, où la mythologie, la philosophie
des confins de l’Europe nous semblent enfin toutes proches,
où l’aventure d’un peuple méconnu nous parle de notre propre
expérience de la liberté, L’Ombre du serpent possède
la force des classiques. »
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