ALAN PATON

Pleure, ô pays bien-aimé (Cry, the Beloved Country, 1948), roman traduit de l'anglais par Denise Van Moppès, Albin Michel, 1950, 316 p. — nouvelle édition : L. G. F., « Livre de poche » n°216, 1950 / réédition : 1997, 350 p., 36 F.

  « Pleure, ô pays bien-aimé, sur l’enfant qui n’est pas encore né et qui héritera de notre peur. Puisse-t-il ne pas aimer trop profondément cette terre. Puisse-t-il ne pas rire avec trop de joie lorsque l’eau coulera entre ses doigts, ne pas se taire trop gravement lorsque le couchant fera flamboyer le veld. Puisse-t-il ne pas être trop ému lorsque les oiseaux de son pays chanteront, ne pas donner trop de son cœur à une montagne, à une vallée. Car s’il donne trop, la peur lui prendra tout. »
(Traduction de Denise Van Moppès. © Albin Michel.)

 

« 1948 est la date maudite de l’Afrique du Sud, celle de la mise en place de l’apartheid par le parti national. Mais c’est aussi, en quelque sorte, le moment où la littérature sud-africaine se fait mondialement connaître. C’est, en effet, l’année où est publié Pleure ô pays bien-aimé qui — en dépit de toutes les critiques (la plupart du temps justifiées) de naïveté et de paternalisme qui lui ont été adressées — reste un livre séminal, le premier d’une longue suite de romans écrits par des Blancs libéraux dénonçant la condition inacceptable faite aux Noirs et appelant de leurs vœux une réconciliation entre les races. »
(Denise Coussy)

 


 

                                       

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