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ANDRÉ BRINK
Les
Droits du désir (The Rights of Desire, 2000), roman traduit de l'anglais
par Bernard Turle, Stock, « La Cosmopolite », 2001, 456 p., 145 F.

« C’est une maison hantée. Grâce
à quoi nous l'avons eue pour des nèfles, il y a longtemps, près de quarante
ans (pour être exact : trente-huit ans et quatre mois). À l'époque, les
fantômes n'étaient pas encore à la mode. Avec la maison, à l'achat, nous
avons tiré deux autres lots. Le fantôme d'Antje du Bengale. Et la femme de
ménage, Magrieta Daniels : en ce temps-là, elle avait la trentaine ; après
la mort de Riana, elle est restée pour s'occuper de moi. Après la mort de
Riana... après tant d'années de vie commune... la naissance de nos fils, la
mort de ma fille... ; dans le long crépuscule qui succède au bonheur mâtiné
d'insatisfaction, à la culpabilité, à l’innocence... la perte de l'espoir,
plus de surprises, plus de nouvelles lunes... ; dans ce paysage mental
aussi monotone que le désert de mon enfance, les plaines du Kalahari, avec
pour seules compagnes la nuit, les subtiles traîtrises de la mémoire... Et
Antje du Bengale, infortunée victime de son maître et amant, un homme
violent des débuts de la colonie hollandaise du Cap. »
(Traduction de Bernard Turle. © Stock.)

Une grande maison un peu
délabrée dans un quartier résidentiel du Cap, dont l'aspect assoupi n'est
que de façade. Un veuf vieillissant, blanc, ex-bibliothécaire, privé de son
poste par les orientations du nouveau pouvoir en Afrique du Sud. Surgit, un
soir d'orage, Tessa, jeune, belle, tendue, aussi insaisissable que la
nouvelle république. Et l'improbable se produit : alors qu'il ne croyait
plus avoir de raison de vivre, Ruben Olivier tombe passionnément amoureux
de cette fille qui, pur produit du temps présent, le fait douter de son
passé.
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