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ETIENNE LEROUX
(Oudtshoorn,
province du Cap, 1922 — 1990). Pseudonyme de Stephanus Petrus Daniel Le
Roux. Étudiant en droit à l’université afrikaner de Stellenbosch, il
devient éleveur de mouton à Koffiefotein, puis se retire dans la ferme
familiale de Wamakersfontein (État libre d’Orange). Il a publié onze romans
en afrikaans, dont plusieurs ont été traduits en anglais. Le premier, Die Eerste Lewe van Colet, date de 1955, mais il est surtout connu pour une
trilogie intitulée To a Dubious Salvation (édition collective en 1972) qui
a fait de lui l’écrivain le plus représentatif du mouvement des Sestigers :
Sewe dae by die Silbersteins, 1964 / Seven Days at the Silbersteins,1968 (Sept
jours chez les Silberstein, roman traduit de l’afrikaans d’après
l’édition américaine par Jacqueline Rémillet, Robert Laffont,
« Pavillons », 1970, 288 p., épuisé) ; One for the Devil,
1964/1968 ; The
Third Eye, 1966/1969. Il a également publié Isis, Isis, Isis, 1969/1979 ;
Magersfontein, O Magersfontein, 1976/1983 ; Onse Hymie; 1982.
« Etienne
Leroux a bouleversé quelque chose dans la littérature de son pays, parce
que, contrairement à beaucoup de ses prédécesseurs, il est parvenu à
arracher le roman sud-africain à son attachement indéfectible et étouffant
à son milieu, à la situation de l’apartheid. En cela, il annonce J. M.
Coetzee : chacune de ses œuvres peut se lire comme un récit sud-africain,
mais aussi et en même temps comme une fiction qui pourrait se situer hors
de ce temps-ci, loin de cet espace-là. Leroux est un écrivain qui maîtrise
la métaphorisation sous toutes ses formes. » (Jean Sévry)
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