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La librairie

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L'actualité de la librairie

Les événements

Les rencontres dédicaces

  • Mercredi 6 mai à 18H30

    Rencontre avec Mona CHOLLET pour son ouvrage "Chez soi" aux Editions Zones

    CHEZ SOI UNE ODYSSEE DE L'ESPACE DOMESTIQUE
    CHOLLET MONA : CHEZ SOI UNE ODYSSEE DE L'ESPACE DOMESTIQUE (ZONES - )

    Prix : 17.00 €

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  • Jeudi 18 juin à 18h30

    Rencontre avec Patrice GUENIFFEY, Loris CHAVANETTE et Jean-Yves TADIE autour de leur ouvrage "Waterloo : Acteurs, historiens, écrivains" chez Folio - Gallimard

    WATERLOO : ACTEURS, HISTORIENS, ECRIVAINS
    X : WATERLOO : ACTEURS, HISTORIENS, ECRIVAINS (NRF - FOLIO CLASSIQUE)

    Prix : 9.50 €

    >> Commander un exemplaire dédicacé

Le billet de la librairie

  • Vieillir, mourir, quelle histoire !

    “Si mourir n’est pas du tout aussi agréable que de songer à la mort, il est sûr que mourir est tout de même suffisamment rare pour que l’on se préoccupe de vivre pleinement un tel moment”. Beaucoup d’interrogations sur la mort se trouvent ici exprimées avec un humour grinçant par le narrateur du premier roman de Bertrand Belin ,“Requins”, qui relate les méditations d’un homme qui se noie. Rien de grandiloquent ni de morbide pour autant dans ce monologue, aucune emphase ou gravité métaphysique : ce qu’il y a de tragique est ici tempéré par une bonne dose d’humour noir et beaucoup d’autodérision. Par ses longues digressions et son écriture ramassée, Bertrand Belin entremêle le lyrisme au prosaïsme le plus plat. De cette étrange et déroutante alchimie est né ce livre de toute beauté, une magnifique oraison funèbre pointant le tragi-comique de la condition humaine.

    C’est aussi un formidable et persévérant appétit de vie, dans ce qu’elle peut avoir parfois de dérisoire et de pathétique, dont témoignent les personnages de Régis Jauffret dans “Bravo”, un roman mosaïque sur la vieillesse. Renouant avec la veine des “Microfictions”, il met en scène des hommes et des femmes, entre 55 et 125 ans, qui avancent inéluctablement vers la mort. Tout l’art de Jauffret est de donner vie à ce qui pourrait apparaître comme des stéréotypes : dans une langue baroque et truculente, il dépeint des êtres souvent grotesques et pathétiques ,au bord du gouffre, qui ne résignent pas à leur disparition.

    Si la mort est pour Jauffret “cet inévitable pays où l’on finit tous par aller se faire foutre”, certains s’interrogent sur ce qu’il y après. Tel est le postulat de départ d’Eric Chevillard dans “Juste ciel” qui envoie dans l’au-delà son héros favori, Albert Moindre. Homme de nature sceptique mais néanmoins très curieux, il découvre que la vie post-mortem ne correspond nullement à ce qu’on lui en avait dit de son vivant. Ni anges, ni démons, impossible de savoir si nous sommes en enfer, au paradis ou au purgatoire. Bref l’au-delà ressemble à la salle d’attente désuète d’une administration et à une sorte de no man’s land. C’est toute l’imagerie traditionnelle de l’au-delà qui est ici malmenée par Eric Chevillard. La vie et la mort y sont étroitement entremêlées, les deux apparaissent presque illusoires : dans les deux cas, il y a de l’ennui, de l’attente, des déceptions. Et aussi une question sans réponse “Où allons-nous ? En finirons-nous jamais avec cette question si même mort, on se la pose encore ?”.

    10 avril 2015 Partager

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  • Vieillir, mourir, quelle histoire !

    “Si mourir n’est pas du tout aussi agréable que de songer à la mort, il est sûr que mourir est tout de même suffisamment rare pour que l’on se préoccupe de vivre pleinement un tel moment”. Beaucoup d’interrogations sur la mort se trouvent ici exprimées avec un humour grinçant par le narrateur du premier roman de Bertrand Belin ,“Requins”, qui relate les méditations d’un homme qui se noie. Rien de grandiloquent ni de morbide pour autant dans ce monologue, aucune emphase ou gravité métaphysique : ce qu’il y a de tragique est ici tempéré par une bonne dose d’humour noir et beaucoup d’autodérision.

    10 avril 2015

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