Newsletter







Identifiez-vous




La librairie

    • La librairie Compagnie
    • 58, rue des Ecoles
      75005 Paris
    • Téléphone
    • 01 43 26 45 36
    • Fax
    • 01 46 34 63 37
    • Horaires
    • du lundi au samedi de 10h30 à 20h15

Vous êtes ici : Accueil > L'actualité

L'actualité de la librairie

Les événements

  • Paul Klee au Centre Pompidou

    Un Paul Klee empreint d'ironie dans cette grande exposition rétrospective

    PAUL KLEE, L'IRONIE A L'OEUVRE
    LAMPE ANGELA : PAUL KLEE, L'IRONIE A L'OEUVRE (CENTRE POMPIDOU - )

    Prix : 44.90 €

    >> Commander un exemplaire

Le billet de la librairie

  • Lettres noires : des ténèbres à la lumière

    Lettres noires : des ténèbres à la lumière : tel est l’intitulé de la leçon inaugurale qu’Alain Mabanckou a prononcée le 17 Mars dernier au Collège de France. Dans les cours et séminaires qu’il donne actuellement, l’auteur de “Verre cassé” et de “Mémoire de porc-épic” (Prix Renaudot 2006) s’attache à retracer l’émergence et l’affirmation de la littérature africaine d’expression française. Aucune complaisance pour “Le sanglot de l’homme noir”, aucun communautarisme dans cette démarche qui vise avant tout à montrer la richesse et la complexité d’une littérature qui fait pleinement partie de “La République mondiale des lettres”.

    Cet essor des lettres noires a été indissolublement lié à une réflexion  philosophique et politique qui a marqué la pensée du XXè siècle. Frantz Fanon, l’une des figures majeures de ce courant avec “Peau noire, masques blancs”, Edouard Glissant et son “Discours Antillais”, William Edward Burghart du Bois et “Les âmes du peuple noir” ou encore Paul Gilroy et son désormais classique “Atlantique noir”, ont largement contribué à réfléchir sur l’identité d’”un peuple” et sa pensée sans pour autant rompre avec une tradition qui se veut universelle.

    Si “Sortir de la grande nuit : essai sur l’Afrique colonisée” d’Achile Mbembe apparaît comme un titre programmatique, il révèle aussi combien la littérature africaine a été mêlée à ses débuts à la littérature coloniale tels que les récits d’explorateurs et d’aventure souvent teintés d’exotisme. Les premières critiques vont venir paradoxalement d’écrivains occidentaux qui, sans remettre en cause radicalement la colonisation, en dénoncent les abus et perversions : du “Voyage au Congo” d’André Gide à “Terre d’ébène” d’Albert Londres et “L’Afrique fantôme” de Michel Leiris, certains écrivains font entendre une autre voix que celle du colonisateur et contribuent à donner une épaisseur, un visage à ce qui n’apparaissait que de manière un peu floutée auparavant.

    C’est René Maran avec “Batouala, roman nègre”, prix Goncourt en 1921 qui marque un “moment clé de l’essor des lettres africaines” selon Alain Mabanckou. Même si René Maran témoigne d’une certaine ambivalence à l’égard du système colonial français, Léopold Sédar Senghor reconnaîtra qu’il avait été le premier à “exprimer l’âme noire avec un style nègre en français”.

    Il faudra attendre en revanche le milieu du XXè siècle pour que la littérature africaine prenne son véritable essor, avec des poètes de la négritude tels que Léon-Gontran Damas et Aimé Césaire dont le “Cahier du retour au pays natal”, texte manifeste, a été salué en son temps par André Breton. Viendront ensuite Ferdinand Oyono “Une vie de boy”, Sembène Ousmane considéré comme le Zola africain avec “Les bouts de bois de Dieu”, Hamidou Cheikh Kane “L’aventure ambigue” et Camara Laye “L’enfant noir”, tous ces écrivains s’affranchissant des codes du roman colonial et donnant désormais une voix singulière à la littérature africaine.

    A partir des années 70, une nouvelle génération, issue pour beaucoup des luttes coloniales, va insuffler un second souffle à cette jeune littérature. Des écrivains comme Sony Labou Tansi et son chef d’oeuvre “La vie et demie”, Mongo Beti, grande figure tutélaire des lettres africaines, Tierno Monénembo, Henri Lopes ou encore Ahmadou Kourouma et son célèbre “Soleils des indépendances” vont explorer de nouveaux chemins, entre une “néo-négritude” se confondant avec un africanisme identitaire et inflexible et d’autre part un “afro-pessimisme” marqué par une profonde désillusion à l’égard de la décolonisation qui aurait remplacée le colon blanc par le dictateur noir.

    Qu’il s’agisse de Boubacar Boris Diop , d’Abdourahman Waberi, il appartient désormais aux écrivains africains d’aujourd’hui de penser et de vivre leur identité artistique en pleine lumière.

    Tous selon Alain Mabanckou apprtiennent à cette “génération d’écrivains qui brisent les barrières, refusent la départementalisation de l’imaginaire parce qu’ils sont conscients que notre salut réside dans l’écriture, loin d’une fraternité définie par la couleur de peau ou la température de nos pays d’origine”.

    27 mai 2016 Partager

    >> Voir la liste des billets publiés

Le billet de la librairie

  • Lettres noires : des ténèbres à la lumière

    Lettres noires : des ténèbres à la lumière : tel est l’intitulé de la leçon inaugurale qu’Alain Mabanckou a prononcée le 17 Mars dernier au Collège de France. Dans les cours et séminaires qu’il donne actuellement, l’auteur de “Verre cassé” et de “Mémoire de porc-épic” (Prix Renaudot 2006) s’attache à retracer l’émergence et l’affirmation de la littérature africaine d’expression française.

    27 mai 2016

    >> Lire la suite

Facebook