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L'actualité de la librairie

Les événements

Les rencontres dédicaces

  • Mardi 27 novembre à 18h00

    Rencontre avec David LE BRETON pour "Rire : une anthropologie du rieur" aux Editions Métailié 

    RIRE : UNE ANTHROPOLOGIE DU RIEUR
    LE BRETON DAVID : RIRE : UNE ANTHROPOLOGIE DU RIEUR (METAILIE - )

    Prix : 20.00 €

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  • Mercredi 28 novembre à 18h30

    Rencontre avec François-Xavier FAUVELLE pour "L'Afrique ancienne" aux Editions Belin

    L'AFRIQUE ANCIENNE : DE L'ACACUS AU ZIMBABWE
    FAUVELLE FRANCOIS-XAVIER : L'AFRIQUE ANCIENNE : DE L'ACACUS AU ZIMBABWE (BELIN - )

    Prix : 49.00 €

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  • Dimanche 16 décembre à 16h00

    Nicolas MATHIEU, Prix Goncourt 2018, dédicacera son roman "Leurs enfants après eux" aux Editions Actes Sud

    LEURS ENFANTS APRES EUX
    MATHIEU NICOLAS : LEURS ENFANTS APRES EUX (ACTES SUD - )

    Prix : 21.80 €

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Le billet de la librairie

  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant  l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.  

    De nombreux écrivains ont témoigné dans leurs oeuvres de cette période d’effervescence culturelle et d’une lecture angoissée d’un présent en pleine mutation ainsi que d’un avenir ombragé que les deux guerres mondiales ne démentiront pas. Stefan Zweig avec “Le monde d’hier”, “La marche de Radetzky” de Joseph Roth, “Vienne au crépuscule” d’Arthur Schnitzler ou encore “L’homme sans qualités” de Robert Musil sont parmi ces oeuvres phares de l’esprit viennois, à la fois reflet de son apogée et de sa déliquescence.

    Dans “Karl Kraus, phare et brûlot de la modernité viennoise”, Jacques Le Rider tente de situer cet écrivain, dramaturge et polémiste dans ce courant fondateur. Satiriste redouté, dénonçant dans sa revue les compromissions et les faux semblants des milieux littéraires et politiques, la corruption sous toutes ses formes, en particulier celle de la langue, Karl Kraus laissa à la postérité d’authentiques chefs d’oeuvre comme sa pièce de théâtre “Les derniers jours de l’humanité” et “Troisième nuit de Walpurgis”. Inlassablement et avec une virulence jamais démentie, il fut un pourfendeur cinglant du discours journalistique dont des philosophes comme Jacques Bouveresse ont montré la profonde pertinence et la dimension prophétique.

    Indissociable de l’esprit viennois fut aussi “Sigmund Freud” (Gallimard) à qui le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme consacre une exposition en proposant un regard renouvelé sur son cheminement scientifique et intellectuel. Avec un ensemble de 200 pièces dont des oeuvres majeures de Kokoschka, Marc Rothko ou Egon Schiele, ce parcours entend faire redécouvrir l’invention de la psychanalyse au delà du cercle viennois en montrant son impact sur le surréalisme et la dette de Freud à l’égard de la tradition interprétative propre au judaïsme. La démarche freudienne consistait alors à dissiper les illusions et les mensonges condensés dans l’idée de progrès scientifique, technique mais aussi culturel, intellectuel, politique et artistique.

    Les grands peintres viennois ont aussi fortement contribué à critiquer cette idée de progrès. C’est à la formation de la Sécession viennoise que l’on doit un souffle nouveau sur la création contemporaine sous le haut patronage de Gustave Klimt. Un art qui puisait ses sources dans le symbolisme et l’art nouveau européen. Mais au moment où Klimt triomphait, une nouvelle génération d’artistes menée, entre autres, par “Egon Schiele” (Gallimard) qui fait l’objet d’une rétrospective à la Fondation Louis Vuitton, remit en cause l’idéal de beauté et d’harmonie de leurs aînés pour imposer un style “expressionniste” privilégiant l’introspection. Disparu tragiquement à l’âge de 28 ans en 1918, Egon Schiele met en scène le corps dans tous ses états et dépeint de manière assez crue la sexualité et les tourments de l’âme : la distorsion des corps, l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie sont au coeur de sa peinture. En une dizaine d’années, au terme d’une carrière aussi prolifique que fulgurante, il aura réalisé quelques trois cents toiles et plusieurs milliers de dessins qui figurent aujourd’hui comme l’un des sommets de la modernité viennoise.


    26 octobre 2018 Partager

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  • Modernité Viennoise

    Entre 1870 et 1920, Vienne fut le coeur intellectuel et artistique de l’Europe. On appelle ainsi “Modernité viennoise”, cette période faste qui participa d’un renouvellement en profondeur d’une vision du monde plaçant l’humain et la quête de soi au centre de toutes les préoccupations. Tous les artistes rejettent les conventions de leur époque et les illusions de leurs pères : “à la raison, ils opposent le sentiment, aux normes sociales contraignantes, ils substituent la libération des instincts, à l’empire multinational, ils préfèrent une terre promise à découvrir”.

    26 octobre 2018

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